Hugo Reus, le jeune ouvreur de 22 ans, a vécu une saison de rugby française totalement extraordinaire. Samedi à Bilbao, il a soulevé la Champions Cup avec l’UBB, une victoire d’autant plus remarquable qu’elle intervient après une année passée dans trois clubs différents.
Tout a commencé à Montpellier, où Reus était arrivé en février 2025 en provenance de La Rochelle, dans l’espoir de relancer sa carrière. Malgré 13 matches disputés avec le MHR, il n’a jamais réussi à s’imposer, notamment en raison de la forme étincelante de Domingo Miotti.
Face à ce manque de temps de jeu, Reus a quitté Montpellier en décembre pour rejoindre Perpignan en tant que joker médical. Sous les couleurs catalanes, il a participé à 10 rencontres, dont 3 en Challenge Cup. De la lutte pour le maintien, il s’est ainsi retrouvé sur la scène européenne secondaire.
Mais l’aventure ne s’est pas arrêtée là. En mars, l’UBB, à la recherche d’un joker médical pour renforcer ses arrières, a décidé de miser sur lui. Il rejoint alors son troisième club de la saison, une décision qui a complètement changé son destin.
Quelques semaines plus tard, Hugo Reus devient champion d’Europe avec Bordeaux-Bègles, au terme d’une finale brillante remportée face au Leinster (41-19) à San Mamés. Il a même eu l’occasion de participer au match décisif, entrant en jeu pour Matthieu Jalibert, offrant un scénario que personne n’aurait pu imaginer pour ce joueur.
Après avoir « joué le maintien », « disputé la Challenge Cup », « changé trois fois de club » et « remporté la Champions Cup », Hugo Reus peut désormais ambitionner un doublé exceptionnel avec l’UBB en Top 14. Une trajectoire complètement folle pour un joueur qui semblait pourtant en difficulté il y a encore quelques mois.







