Réuni à Marcoussis pour préparer le choc face à l’Angleterre A, vendredi soir à Vannes, Killian Tixeront a retrouvé le groupe France avec enthousiasme. Le troisième ligne de Clermont souligne l’importance de ce rendez-vous, tout en faisant le point sur sa saison frustrante avec l’ASM.
Le Clermontois a d’abord découvert l’intensité du premier entraînement, organisé sous une chaleur accablante.
« Oui, avec la chaleur en plus, c’était un bon entraînement. On est tous un peu excités de s’entraîner tous ensemble. Il y avait une bonne intensité, mais ça fait du bien, ça décrasse un peu. »
Avec un match dès vendredi, le temps de préparation est limité.
« Oui, tout à fait. On n’a pas beaucoup de jours pour se préparer, donc il faut qu’on aille à l’essentiel. Et voilà qu’on commence à faire un peu aussi de cohésion, parce qu’on ne se connaît pas tous, on n’a pas l’habitude de jouer ensemble. Créer un maximum de cohésion en si peu de temps et prendre du plaisir à être ensemble aussi. »
Pour Tixeront, la cohésion se forge avant tout en dehors du terrain.
« La cohésion, ça va être en dehors du terrain, échanger essentiellement, parler entre nous. Comme disait Fabien hier, ne pas rester dans les chambres et passer un peu des moments ensemble. Des moments simples, mais où on peut partager et apprendre à se connaître tout simplement. »
Quelques jours après la fin mouvementée du Top 14, certains internationaux ont retrouvé des adversaires récemment croisés sur les pelouses. Plusieurs Bordelais, éliminés avec l’UBB, étaient également présents à Marcoussis.
« Ça a été plutôt calme. Il y a deux ou trois piques qui sont parties, mais ça reste plutôt sage, parce qu’on ne peut pas non plus fanfaronner quand on ne s’est pas qualifié. C’est plutôt sympa quand même. »
Le Clermontois assure que la déception de la fin de saison est désormais derrière lui.
« On n’a pas le choix de toute façon, maintenant c’est derrière nous. Je pense qu’on en a tous un peu gros, donc on a aussi ces quelques jours pour évacuer, pour pouvoir passer simplement à autre chose. »
Le rendez-vous face à l’Angleterre garde une saveur toute particulière, même s’il s’agit d’un match de préparation. Pour Tixeront, ce Crunch ne ressemble à aucun autre.
« Ce match, il sert à plein de choses. Il sert à retrouver de l’intensité au niveau international. Pour certains, toucher une première fois le maillot tricolore, jouer à notre meilleur niveau. Il n’y a pas grand-chose à calculer, il faut tout donner sur le terrain. »
La rivalité historique entre Français et Anglais reste vive dans les esprits.
« C’est un Crunch, on en parle partout, un Crunch ça se gagne forcément. On prépare les choses un peu différemment, parce qu’il y a cette rivalité historique entre la France et l’Angleterre. Ça nous donne toujours un peu un supplément d’âme pour aborder ces matchs. »
Si ce rassemblement est aussi une occasion pour se faire remarquer auprès du staff de Fabien Galthié, aucun joueur ne veut précipiter les choses.
« Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question ! Je suppose que oui, tout est bon à prendre donc il faut être à 100 % tout le temps, et prendre ce qu’il y a à prendre. »
Enfin, Killian Tixeront a salué le triomphe des Espoirs clermontois, champions de France face à Toulouse.
« Ils ont un super groupe, ce sont des supers mecs, et je suis très content pour eux. Franchement, félicitations à eux, c’est magnifique, la manière dont ils l’ont fait. »
Avec une pointe d’humour, il conclut :
« C’est sympa aussi de les revoir ici un peu. Bon, ils font un peu les beaux maintenant (sourire), mais on les calme un peu. Blague à part, c’est très sympa de les revoir ici aussi. »
À quelques jours du Crunch, Killian Tixeront est clair : ce match est une occasion de construire des automatismes, mais surtout de gagner. Car, même en juin, un Crunch reste un Crunch.







