Le président de l’Aviron Bayonnais, Philippe Tayeb, est sorti du silence pour faire le point sur les récents bouleversements au sein du club. Entre le départ de Grégory Patat et l’arrivée de Laurent Travers, le dirigeant basque assume ses décisions et répond fermement aux critiques.
Lors d’un entretien accordé à Midi Olympique, il a précisé la situation autour de Laurent Travers : « Laurent Travers sur le terrain ? Il fallait reprendre l’équipe qui était malade. Je le remercie. Le travail qui avait été fait auparavant aurait dû être assumé jusqu’à la fin de la saison. Laurent n’avait aucune envie de repartir sur le terrain, mais ils ont construit un modèle avec Ged. Aujourd’hui, Ged et le staff s’appuient beaucoup sur l’expérience de Laurent. Il y avait la place pour deux personnes sans problème. »
Concernant le départ de Grégory Patat, Philippe Tayeb se dit déçu et regrette que la collaboration avec Travers n’ait pas fonctionné comme espéré. « Je suis déçu et navré qu’il ait souhaité partir du club. Je m’étais vraiment fait à l’idée que Laurent et Greg pouvaient travailler ensemble. Ils étaient dans des missions différentes. Il fallait avoir un échange et une construction d’un projet. » Pourtant, le président assure qu’il n’a jamais été question de pousser Patat vers la sortie : « Personne n’a voulu mettre Greg Patat dehors, il n’a jamais été poussé vers la sortie. Qu’il n’ait pas souhaité travailler avec Laurent, c’est un fait, mais on aurait dû l’identifier avant. » Avec lucidité, il reconnaît une erreur d’appréciation : « Je crois que le couple aurait dû marcher. Peut-être que je me suis trompé. L’avenir nous le dira. »
Interrogé sur les critiques relatives à l’imposition supposée de Laurent Travers ou à l’éventuelle arrivée de Thibault Giroud, Tayeb dément tout diktat : « On n’a pas imposé, on a proposé, il y a eu débat et prise de décision, pour Laurent. Concernant Thibault Giroud, rien n’est officialisé à ce jour. » Le président affirme assumer pleinement ses choix : « J’assume entièrement ces décisions. J’ai un conseil d’administration exceptionnel qui ne m’impose rien. Nous construisons ensemble le modèle du club et nous décidons ensemble des points stratégiques. » Il dément par ailleurs la rumeur d’un silence médiatique imposé : « Quand je lis dans le journal quotidien que le conseil d’administration m’a imposé un silence médiatique, c’est archi-faux. »
Avec du recul, Tayeb ne regrette pas la prolongation de Grégory Patat : « Non. J’étais persuadé qu’ils allaient réussir à travailler ensemble. Il y avait deux caractères opposés et complémentaires. Je me suis trompé. » Il refuse aussi d’utiliser ces tensions internes comme excuse à la saison décevante de Bayonne : « Non, il faut arrêter de trouver des excuses. On n’a pas assez travaillé. Physiquement, on n’a pas bien travaillé. » Et d’ajouter : « Aujourd’hui, il y a des équipes où le staff ne s’entend plus, ne se parle plus, et elles gagnent des titres. »
Enfin, Philippe Tayeb tient à rappeler que son objectif n’a jamais été de bouleverser l’organisation du club, mais bien de l’améliorer : « Mais je n’ai pas voulu changer, j’ai voulu améliorer ! » Il déplore le manque d’accueil réservé à Laurent Travers : « Laurent tend la main et il s’est fait cracher dessus par des membres du staff peu expérimentés. » Le dirigeant conclut son propos d’une phrase forte : « On est qui pour dire à une personne comme Laurent Travers, avec 22 ans d’expérience : « Tu ne nous intéresses pas » ? »







