Le Stade Toulousain a écrasé le Racing 92 vendredi soir au stade Vélodrome, s’imposant sur un score écrasant de 71 à 17. Ce triomphe en demi-finale du Top 14 envoie un message clair en vue de la finale.
Pour Thibaud Flament, ce succès fulgurant n’est pas un hasard. Le deuxième ligne souligne que le travail acharné accompli ces dernières semaines a finalement porté ses fruits au moment clé de la saison.
### Toulouse récolte enfin les fruits de son travail
Après une période où le Stade Toulousain avait suscité certaines critiques pour ses performances inconstantes, les Rouge et Noir ont répondu avec éclat.
Thibaud Flament a exprimé sa pleine satisfaction :
« Très satisfait, forcément. Ça fait plusieurs semaines qu’on travaille dur. Je pense que le groupe a très bien bossé, que ce soit dans l’état d’esprit ou sur le contenu du rugby aussi. Je suis content que ça se voie sur le terrain aujourd’hui. »
Le deuxième ligne a également reconnu que le contexte avait joué en faveur de son équipe :
« Il doit y avoir un peu de tout. Je crois qu’il y a eu notre préparation, l’avantage qu’on a eu de jouer un match de moins, d’avoir eu du temps pour se préparer, pour se régénérer après des petits pépins. Tout cela a fait qu’il y a eu un écart. »
### « Le groupe a vraiment switché »
Blessé ces dernières semaines, Flament a observé l’évolution de son équipe de l’extérieur. Ce qu’il a vu l’a rapidement rassuré.
« Oui, vraiment. Je l’ai un peu vécu de l’extérieur, car j’avais un petit pépin physique, mais c’était flagrant. Le contenu des entraînements était hyper bon. L’état d’esprit et les statistiques aussi. Tout était bien. Et ça fait quelques années qu’on a la chance de vivre ça. Du coup, il y avait des petits signaux qui étaient positifs, ça se voyait. »
L’arrivée des phases finales a été attendue avec impatience. Le deuxième ligne confirme que la fin de saison régulière a parfois semblé longue, le groupe étant déjà focalisé sur les enjeux décisifs.
« Oui, c’est vrai qu’on tournait un peu en rond depuis quelques semaines. Et d’enfin y être, c’est à la fois un bon challenge et presque un soulagement. On arrivait au moment qui compte le plus dans la saison. Je suis content que le résultat soit là. »
Flament est également revenu sur les semaines précédant la demi-finale, souvent marquées par une certaine frustration liée à l’absence d’enjeu direct.
« Oui, les dernières semaines étaient longues, parce qu’on n’attaquait pas les matchs avec le même objectif. On voulait bien jouer mais, quand il n’y a pas d’enjeu à la clé, c’est un peu plus compliqué. Et puis, on était un peu frustrés peut-être du rugby qu’on proposait aussi, qui en découlait. Mais en “back office”, on travaillait très dur. Vraiment. Cela fait un mois et demi que ça bosse super dur. C’est cool que ça ait payé ce soir. »
### Le quadruplé désormais dans le viseur
En éliminant le Racing, Toulouse se rapproche d’un exploit historique : un quatrième titre consécutif de champion de France.
Thibaud Flament confirme que cet objectif est au cœur des discussions dans le vestiaire.
« Oui, on en a parlé. Ça fait partie des choses qu’on a évoquées dans la semaine, dans la saison aussi. Maintenant, l’objectif est clair, c’est d’aller au bout. On veut viser un quatrième titre d’affilée. L’objectif, c’était de se donner les moyens de pouvoir toucher ça du doigt. Aujourd’hui, il nous reste la finale. C’est un très beau défi pour le groupe d’aller chercher ça. »
Si cette ambition planait depuis plusieurs mois, elle est devenue beaucoup plus tangible depuis la qualification directe pour les demi-finales.
« Non, je pense qu’on en était conscients. On en a parlé quelques fois dans la saison, mais c’était trop loin, trop distant. On l’avait dans un coin de la tête, mais on n’y pensait pas avant les matchs. Depuis qu’on est qualifiés, c’est quelque chose qui revenait un peu plus. Aujourd’hui, c’est clairement établi. »
Flament mesure l’ampleur historique de la finale qui attend Toulouse :
« Ce serait quelque chose d’assez unique. Le club l’a déjà fait par le passé, mais le réitérer aujourd’hui dans un contexte différent de celui de la fin des années 90 serait exceptionnel. Ce serait aussi une façon, je l’espère, de payer ce groupe qui bosse bien depuis très longtemps. Et puis, bien sûr, de marquer le club. Continuer à gagner, c’est quelque chose qui nous anime depuis un moment. »







