Le Stade Français stoppé en demi-finale du Top 14 par Montpellier
Le parcours du Stade Français s’est arrêté en demi-finale du Top 14 face au Montpellier Hérault Rugby (MHR). Après la rencontre, Perry Freshwater, entraîneur des avants parisiens, n’a pas cherché à masquer les raisons de cette défaite.
« Nous n’avons pas eu beaucoup de ballons », constate d’emblée Freshwater, qui commence par saluer la performance adverse : « Il faut féliciter Montpellier. Nous n’avons pas eu beaucoup de ballons et nous avons rencontré énormément de difficultés en touche, comme en mêlée fermée. C’est quelque chose qui ne nous était pas arrivé souvent cette saison. Il faut rendre hommage à Montpellier. »
Cette pénurie de possession a été décisive. « Nous avons été dominés parce que nous n’avons pas eu assez de ballons. C’est vraiment la principale explication. Nous n’avons pas pu mettre notre jeu en place. » Le Stade Français, qui souhaitait imposer son rythme par un jeu rapide et dynamique, s’est finalement laissé enfermer dans le style montpelliérain. « Nous sommes un peu tombés dans leur style de jeu alors que nous voulions déplacer le ballon, jouer vite et imposer notre rythme. J’y reviens mais nous avons été dominés parce que nous n’avons pas eu les munitions nécessaires, notamment à cause de leur travail en touche et de leur défense sur nos lancements. »
La bataille physique a largement tourné en faveur du MHR, confirme Freshwater : « Oui, mais on revient toujours au même constat : nous avons été dominés parce que nous n’avons pas eu de ballons. » Cette domination a aussi été accentuée par un souci physique du côté parisien. « Nous avons aussi eu un petit problème avec Giorgi Melikidze qui nous a obligés à laisser Paul Alo-Emile plus longtemps que d’habitude sur le terrain. Nous n’avons donc pas eu l’impact que nous recherchions sur nos possessions. »
Sur l’essai refusé à Joe Marchant, l’entraîneur parisien choisit de ne pas alimenter la controverse : « L’essai n’a pas été accordé. C’est comme ça. C’est la décision des arbitres. Il faut l’accepter. »
Malgré cette défaite, l’heure est à la réflexion mais aussi à la projection vers l’avenir. « Nous sommes très déçus. Je vois beaucoup de joueurs très affectés dans le vestiaire. » Mais Perry Freshwater est déjà concentré sur la suite : « Cela va aussi nous donner du carburant pour la saison prochaine. Nous avons fait de bonnes choses cette année, même de très bonnes choses. »
Le bilan reste positif, estime le coach : « Nous avons terminé troisièmes et atteint une demi-finale. Au départ, notre objectif était de nous qualifier. Puis nos ambitions ont évolué et nous avons voulu aller plus loin. » Il conclut avec une promesse pour la suite : « Je suis convaincu que nous reviendrons plus forts. »







