Alors que l’affaire semblait close, un nouveau rebondissement secoue le dossier impliquant Hugo Auradou et Oscar Jegou. Ce mercredi 1er juillet, la Cour suprême provinciale de Mendoza, en Argentine, examinera le recours déposé par la plaignante, près de 500 jours après le dernier volet judiciaire majeur.
Cette nouvelle audition intervient dix-sept mois après les faits présumés survenus durant la tournée du XV de France en Argentine à l’été 2024. À 9 heures, trois juges se pencheront sur le recours en cassation porté contre le non-lieu dont ont bénéficié les deux internationaux français.
Déjà, deux décisions de non-lieu avaient été rendues : la première en décembre 2024, puis une confirmation à l’unanimité le 18 février 2025 par la chambre d’appel de Mendoza. Les magistrats avaient alors estimé qu’il existait « un manque d’éléments permettant de soutenir une accusation sérieuse », pointant également « des inconsistances (de la plaignante) dans ses diverses déclarations ». Ils avaient ajouté que « la version des faits soutenue par l’accusation ne trouve pas d’appui dans les divers éléments objectifs incorporés au dossier ».
Malgré ces décisions, la plaignante n’a jamais renoncé à sa démarche. Son avocate, Natacha Romano, avait clairement annoncé dès février sa volonté « d’épuiser toutes les instances », dénonçant « plusieurs erreurs et omissions » dans l’enquête. C’est précisément ce recours que la Cour suprême provinciale devra désormais trancher.
Depuis le début, Auradou et Jegou contestent toute accusation de violence, reconnaissant seulement une relation sexuelle qu’ils qualifient de « entièrement consentie ». Après la première décision de non-lieu, ils avaient rapidement retrouvé le XV de France, Fabien Galthié les rappelant dès le Tournoi des Six Nations 2025, avant même la confirmation de la justice en appel.
La décision de la Cour suprême provinciale, très attendue, déterminera si la procédure judiciaire s’arrête définitivement ou si elle continue son cours.







