Juan Cruz Mallia, l’arrière international argentin du Stade Toulousain, garde patience face à une longue période d’inactivité. Blessé au genou depuis plusieurs mois, il ne pourra pas rejouer avant la saison prochaine.
Dans un entretien accordé à Sud-Ouest, le joueur des Pumas a fait le point sur sa santé : « J’ai eu une consultation avec le ‘’Doc’’, ça s’est très bien passé, on vise la pré-saison de la saison prochaine pour reprendre. »
Mallia raconte comment il a traversé ces mois sans rugby : « J’essayais toujours d’avoir le sourire, d’avoir le bon état d’esprit. Je savais que c’était une blessure qui allait prendre du temps. J’ai toujours essayé de me concentrer sur ce que je pouvais faire pour faire une bonne rééducation. […] On commence la rééducation avant, mais aussi le lendemain de l’opération, donc on n’a pas trop le temps de réfléchir ni d’être un peu mal parce qu’il faut se mettre en mode rééducation vite. C’est un autre défi qui va me nourrir et va m’aider pour le reste de ma carrière. »
Ce temps d’arrêt lui a aussi permis de se ressourcer en Argentine, auprès des siens : « Je suis rentré deux semaines en Argentine en février, ce que je n’avais pas fait depuis mon arrivée. En février, c’est les vacances, c’est l’été là-bas, ça m’a fait du bien, j’ai rechargé les batteries là-bas, tu profites de faire des choses que tu ne fais pas quand tu joues quasiment tous les week-ends. »
Il souligne par ailleurs la particularité du calendrier argentin : « En plus, nous, les Argentins, avons des calendriers un peu plus serrés que les autres. Ca faisait cinq ans que je n’avais pas fait une pré-saison, ça va être la première année que je vais arriver à la faire. […] J’en profite pour faire de la musculation pure, pour laisser mon corps souffler un peu des coups. »
Malgré sa blessure, Mallia reste très impliqué auprès de son équipe : « J’aime bien rester collé au groupe, aider où je peux être utile. Pour la Coupe d’Europe, avec tous les blessés, on a aidé pour faire des analyses individuelles des joueurs d’en face et les présenter au groupe. Ça donne un autre regard, […] on se met un peu à la place de nos coachs et on essaie de les comprendre aussi. J’aime bien discuter avec eux, proposer des choses, ils me demandent souvent mon regard. »
L’arrière toulousain admet enfin une pointe de frustration à l’approche des phases finales : « Je viens juste de commencer la course, les ‘’skills’’, je ne me sentais pas capable de jouer encore, mais je pense que dans un mois, quand les phases finales vont commencer, ça va être un peu dur et frustrant. Mais jusqu’à maintenant, comme je ne me sentais pas capable de jouer, ce n’était pas trop frustrant. C’est sûr que le terrain me manque beaucoup, de m’entraîner avec mes copains, de préparer les matches et de jouer le week-end. »







