À seulement 22 ans, Léo Carbonneau s’impose déjà comme une pièce maîtresse du Racing 92. Arrivé l’été dernier dans les Hauts-de-Seine, le demi de mêlée a su rapidement s’imposer, malgré l’héritage de son illustre prédécesseur Nolann Le Garrec.
Cet essor fulgurant repose avant tout sur un travail acharné, comme le souligne son père, Philippe Carbonneau, dans les colonnes de Midi Olympique.
**Un numéro 9 dans l’âme**
Ancien international français comptant 32 sélections, Philippe Carbonneau refuse cependant de s’attribuer la réussite de son fils. « Léo, c’est Léo. Il fait son chemin. C’est lui qui construit tout ce qu’il met en place aujourd’hui. Ça n’a rien à voir avec moi. »
Il admet toutefois des ressemblances : « C’est le poste de numéro 9 qui veut ça. Il demande une palette immense : l’anticipation, l’autorité, la roublardise… Ce sont probablement des choses que nous avons en commun, oui. »
**Un énorme travailleur**
Si le talent de Léo est évident, son père insiste surtout sur son investissement quotidien. Rien n’est laissé au hasard. « Léo est un bosseur. »
Philippe Carbonneau détaille les habitudes de son fils : « Il aime disséquer les vidéos de ses adversaires, adore la prépa physique et a d’ailleurs débuté la saison avec un énorme résultat au test Bronco. » Cette exigence constante explique sa progression régulière depuis plusieurs saisons.
**Un joueur capable de tout faire**
Au Racing 92, on loue sa qualité de passe, son activité incessante et ses progrès dans le jeu au pied. Pour Philippe Carbonneau, Léo possède surtout une rare capacité d’adaptation. « Il est tout à la fois. »
« Sur un match, il peut être vaillant, calme, posé ou électrique. » Cette polyvalence comportementale rappelle les grands numéros 9 du rugby français.
**Les comparaisons avec son père**
Porter le nom Carbonneau fait souvent naître des comparaisons. Philippe Carbonneau les entend régulièrement : « Beaucoup me disent qu’il me ressemble, oui. »
Mais l’ancien demi de mêlée toulousain en rit, évoquant une particularité qui le différencie de son fils : « Moi, j’avais pourtant une particularité : les mains sur les genoux lors des temps morts. Mon fils ne le fait pas, que je sache. »
**Le regard d’un père avant tout**
Vendredi soir, lors de la demi-finale Stade Toulousain-Racing 92 à Marseille, Philippe Carbonneau soutiendra son fils avec fierté, malgré ses propres attaches au club rouge et blanc.
« Léo, il est arrivé sur ma fin de carrière. Il m’a alors suivi partout : le jour de mon dernier match à Dax, il était là. » Un souvenir poignant : « J’ai encore l’image de lui et de sa sœur Chloé habillés en rouge et blanc, les couleurs du club. Je n’oublierai jamais ce moment. »
Aujourd’hui, les rôles sont inversés. C’est désormais Philippe Carbonneau, le père, qui regarde Léo écrire sa propre histoire au plus haut niveau.







