Maxime Lucu sur le point de devenir capitaine du XV de France
Maxime Lucu s’apprête à franchir une étape majeure dans sa carrière internationale. Selon Midi Olympique, le demi de mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles devrait être nommé capitaine du XV de France pour le prochain Championnat des Nations. Cette nomination récompenserait un parcours jalonné de patience, de travail et de persévérance depuis ses débuts chez les Bleus.
Ces derniers jours, deux candidats étaient pressentis pour le brassard tricolore : Grégory Alldritt et Maxime Lucu. L’absence du troisième ligne rochelais aurait finalement renforcé la position du Bordelais, qui s’impose comme l’un des leaders naturels de l’équipe de France cet été. Déjà capitaine de l’UBB lors des grands rendez-vous récents, Lucu dispose d’une solide expérience du leadership.
Yannick Bru, manager de l’Union Bordeaux-Bègles, estime que le demi de mêlée réunit toutes les qualités pour endosser cette responsabilité. « Il a une légitimité importante avec ce qu’il a accompli en club en termes de leadership, c’est certain. »
Un parcours semé d’embûches
Le chemin de Maxime Lucu avec le XV de France n’a pas toujours été facile. Appelé pour la première fois en sélection en 2021, à 28 ans, sans passé dans les équipes de jeunes, le Basque a longtemps évolué dans l’ombre d’Antoine Dupont. Lorsqu’il a fallu remplacer le capitaine toulousain, les critiques ont parfois fusé. Mais Lucu n’a jamais renoncé.
Pour Yannick Bru, ces moments difficiles ont forgé le joueur qu’il est devenu. « Max, c’est un combattant, il a du sang basque. Il a beaucoup appris des périodes tourmentées. Il a parfois chargé injustement aussi. Il s’est renforcé de ces phases où il a été dénigré. Tout ça, c’est l’apprentissage. Ce qui lui arrive aujourd’hui, ce n’est pas une revanche, c’est son chemin. Il a le destin qu’il mérite. »
« S’il n’y avait pas Dupont… »
Ces derniers mois, Lucu a franchi un palier décisif. Ses performances avec l’UBB et le XV de France ont confirmé son statut de doublure numéro un derrière Dupont. Pour son entraîneur, la discussion est close.
« Max est beaucoup plus fort qu’il y a deux ou trois ans, et s’il n’y avait pas d’Antoine Dupont, on ne parlerait que de Maxime Lucu en Bleu. Il n’est juste pas tombé sur la bonne génération », souligne Bru.
Un leader essentiel à Bordeaux
Depuis son arrivée à la tête de l’UBB, Yannick Bru a fait de Lucu son capitaine lors des grands rendez-vous. Ce choix stratégique s’appuie sur la capacité du Bordelais à être un relais clé du staff sur le terrain. « En tant que staff, nous sommes chanceux de l’avoir comme relais dans l’effectif. Il a toujours eu de l’énergie et de la rage de vaincre en lui. Il l’avait même au BO, mais il a ajouté de la confiance en lui, dans ce qu’il est capable de produire », explique Bru.
Ce dernier met également en avant les nombreuses qualités techniques du joueur. « Sur le jeu au pied, c’est l’un des meilleurs au monde pour un neuf. Franchement, Max est dans la plénitude de sa carrière. Il a gagné la confiance de tout un groupe, il a mérité le respect à Bordeaux. C’est un vrai coach de plus sur le terrain, car il a un fort appétit pour la préparation tactique des matchs. Max, c’est un cocktail de beaucoup de choses positives. »
Un modèle de leadership et d’engagement
Au-delà de ses compétences techniques, c’est surtout l’investissement quotidien de Lucu qui impressionne son entraîneur. Yannick Bru n’hésite pas à le comparer aux plus grands leaders qu’il a côtoyés. « J’ai eu des leaders fantastiques par l’exemple, comme « Titi » Dusautoir à Toulouse, mais je n’en ai pas croisé beaucoup comme lui. »
Pour Bru, ce qui rend Maxime Lucu si précieux tient à son don de soi. « Max, c’est un don de soi avec régulièrement plus de vingt plaquages dans un match, mêlé à une maîtrise tactique et un leadership mental de l’équipe. Max est très altruiste. Il distribue beaucoup de carburant aux autres, à l’équipe, aux médias, mais il doit en conserver pour son propre véhicule. »
Quelques années après ses débuts tardifs sous le maillot tricolore, Maxime Lucu semble donc prêt à endosser un nouveau rôle : celui de capitaine du XV de France.







