
Ils sont nés en Australie, ont grandi à des milliers de kilomètres de l’Hexagone et n’ont découvert la France qu’au début de leur carrière professionnelle. Pourtant, après avoir validé les cinq années de résidence ininterrompue exigées par World Rugby, Moses Alo-Emile et Tom Staniforth portent aujourd’hui le maillot du XV de France.
Une histoire qui dépasse largement le rugby : les deux joueurs expliquent avoir trouvé en France bien plus qu’un championnat, mais un véritable cadre de vie qu’ils n’envisagent plus de quitter.
Le Top 14 a bouleversé leur carrière
Si les deux Australiens ont choisi de traverser la planète, c’est avant tout pour découvrir le Top 14.
Moses Alo-Emile a rejoint le Stade Français à seulement 18 ans, où il a construit toute sa carrière professionnelle. Tom Staniforth, lui, a débarqué à Castres en 2020 après plusieurs saisons passées avec les Brumbies puis les Waratahs.
Tous les deux racontent avoir rapidement été séduits par la ferveur qui entoure le rugby français.
Moses Alo-Emile ne cache pas ce qui l’a le plus marqué en arrivant dans l’Hexagone.
« Quand je suis arrivé en France, quand j’ai vu les stades, le rugby en Top 14… déjà le championnat Top 14 c’est le meilleur championnat du monde je pense. »
Tom Staniforth partage exactement le même sentiment.
Le deuxième ligne estime que le rugby français offre un environnement unique.
« Pour nous, pour tous ceux qui arrivent en France, c’est l’opportunité de jouer là-bas, d’habiter en France, de vivre une meilleure vie, de jouer dans les meilleurs stades. On a de la chance, on a un club en France qui nous a donné notre chance. »
Une première sélection qui a tout changé
Le solide deuxième ligne (1,98 m, 124 kg), qui compte déjà 110 matches sous les couleurs du Castres Olympique, a récemment vécu le plus grand moment de sa carrière en honorant sa première sélection avec le XV de France face aux All Blacks.
Pour Staniforth, cette première cape représente avant tout une immense récompense pour sa famille.
Il revient sur l’émotion ressentie à Christchurch.
« Je suis surtout reconnaissant, vraiment reconnaissant de l’opportunité de jouer pour l’équipe de France, reconnaissant de jouer devant ma famille, ma femme et ma mère, mon père. »
Quelques instants plus tard, il évoque avec émotion le rôle de ses parents.
« Mes parents, ils sont trop fiers de moi. (…) Ils ont sacrifié pas mal de choses pour nous, pour mes frères, mes sœurs. Et de partager ces moments, c’est peut-être une récompense pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. »
Leur avenir est désormais en France
Si leur aventure avec le XV de France ne fait que commencer, leur projet de vie semble, lui, déjà bien défini.
À la fin de sa carrière, Tom Staniforth ne se voit plus repartir vivre en Australie.
Le Castrais répond sans hésiter lorsqu’on l’interroge sur son avenir.
« Non, non, je pense qu’on va rester en France. Pour nous il faut trouver du boulot après le rugby, mais on a l’envie de rester, parce qu’on adore la France et la vie qui est là. »
Comme Emmanuel Meafou avant eux, Moses Alo-Emile et Tom Staniforth illustrent parfaitement l’attractivité du rugby français. Venus initialement pour découvrir le Top 14, les deux Australiens ont trouvé bien davantage qu’un championnat : un pays dans lequel ils se sont intégrés, une carrière internationale avec le XV de France et, désormais, un avenir qu’ils imaginent construire durablement en France.







