
Menée de 22 points à la pause, l’USAP a frôlé un incroyable renversement sur la pelouse du Stade Français (28-26). Malgré la défaite, Mattéo Le Corvec retient la réaction mentale de son équipe.
Les Catalans ont longtemps subi avant de profiter de la puissance de leur banc pour faire trembler Paris jusqu’à la dernière action. Le capitaine perpignanais regrette toutefois une première période durant laquelle le plan de jeu n’a pas été suffisamment respecté.
« On pouvait prendre une rouste »
Mattéo Le Corvec reconnaît via L’Indépendant que l’USAP s’est mise en difficulté avant de retrouver son rugby :
« Je retiens qu’on a eu un très gros état d’esprit pour revenir à deux points. À la mi-temps, on s’était dit qu’on avait tout subi et qu’on n’avait pas trop écouté notre plan de jeu. Mais on a su être solidaires et ce n’est pas passé loin. Si on avait bien respecté le plan de jeu, ça aurait pu faire la différence à la fin. »
Le staff catalan avait volontairement construit un banc très puissant afin de faire basculer la rencontre dans le dernier quart d’heure. Une stratégie payante grâce notamment aux entrées de Posolo Tuilagi, Peceli Yato, Jacobus van Tonder et Bruce Devaux.
Le capitaine de l’USAP souligne l’impact majeur des remplaçants :
« Les coaches avaient le choix de mettre un très gros banc pour faire la différence en fin de match si on était dans le bras de fer. Paris s’est fait peur à la fin parce que Posolo, Peceli, Jacobus, Bruce ont fait une très grosse partie. La dernière action de la première mi-temps coûte cher, mais on l’a mérité à force d’enchaîner les fautes. »
Le Corvec sent déjà une différence profonde
Au-delà du point de bonus défensif décroché, Mattéo Le Corvec estime que cette réaction témoigne d’un véritable changement par rapport au précédent exercice. Malgré la menace d’une lourde défaite, les Catalans ont refusé de retomber dans leurs travers.
Le troisième ligne a senti ce nouvel état d’esprit dès la pause dans le regard de ses partenaires :
« Dans l’enthousiasme, le travail, la rigueur, ça n’a rien à voir avec l’année dernière en début de saison. Les nouveaux nous ont apporté beaucoup, mais il faut rester humble. À la mi-temps, on s’est dit qu’on pouvait prendre une rouste, mais dans le vestiaire, on s’est dit que ce n’était pas possible, on ne pouvait pas refaire comme l’année dernière. Et dans le regard des mecs, j’ai senti la différence d’état d’esprit. »







