
Le RC Vannes a quitté Castres sans le moindre point malgré une fin de rencontre encourageante (29-20). Longtemps stériles, les Bretons ont attendu le dernier quart d’heure pour enfin concrétiser leur domination.
Jean-Noël Spitzer avait prévenu que le contenu compterait davantage que le résultat pour ce retour en Top 14. La prestation offre des motifs d’espoir, mais rappelle également que les erreurs et l’indiscipline se paient immédiatement dans l’élite.
Stevenson et Sanerivi relancent Vannes
Mené 29 à 6 après une heure de jeu, le RCV semblait se diriger vers une défaite beaucoup plus lourde. Les remplaçants ont toutefois apporté l’impact qui manquait aux Bretons.
Ben Stevenson a inscrit le premier essai vannetais de la saison à la 64e minute. Le trois-quarts a traversé la défense castraise lors d’un raid solitaire, agrémenté d’un petit coup de pied par-dessus dont il a le secret.
Six minutes plus tard, Mills Sanerivi a concrétisé la domination de la mêlée bretonne. Le talonneur samoan a aplati après un ballon porté pour ramener son équipe à neuf points (29-20).
Vannes a alors eu plusieurs possibilités de décrocher le bonus défensif. Cette réaction reste rassurante puisque les fins de match avaient régulièrement posé problème au club lors de sa première saison en Top 14.
Une première heure totalement stérile
Ce réveil est malheureusement intervenu trop tard. Malgré une possession importante et une conquête propre, les Morbihannais ont longtemps buté sur le rideau défensif castrais.
Les occasions franches dans les 22 mètres adverses ont été rares. Vannes a été pénalisé près de la ligne à la 17e minute, avant que Pierre Boudehent n’envoie directement une passe en touche à la 33e.
L’indiscipline a constitué l’autre grande faiblesse bretonne. Le carton jaune reçu par Santiago Medrano à la 31e minute s’est accompagné d’un essai de pénalité qui a permis au CO de créer un premier écart (10-3).
Jean-Noël Spitzer regrette les trop nombreux ballons offerts aux Castrais.
« On avait peur de l’entame et pour autant on tient le score. On est dedans, le carton jaune de Medrano coûte vraiment très cher parce que c’est lui qui fait l’écart au score. Après, on tombe sur une équipe de Castres extrêmement réaliste. On a été beaucoup pénalisés au milieu du terrain sur des jeux au sol offensif notamment. C’est quand même le point noir, je pense qu’on a donné beaucoup de balles gratuites. J’ai le sentiment qu’on a plus produit que l’adversaire. Les décisions de l’arbitre ont fait que Castres a pu être extrêmement efficace et ils ont fait le score. »
Castres punit chaque erreur vannetaise
Le CO a effectivement fait preuve d’un réalisme redoutable. Après un cafouillage du RCV dans ses propres 22 mètres, Jack Goodhue a inscrit le deuxième essai tarnais à la 37e minute (17-3).
Teddy Durand a poursuivi le travail dès le retour des vestiaires en concluant un ballon porté à la 44e minute. Florent Vanverberghe a ensuite marqué à son tour pour donner 23 points d’avance à Castres à l’heure de jeu (29-6).
Vannes a tenté de produire davantage que son adversaire, mais chaque approximation a offert des points ou une situation favorable aux Tarnais.
« Une petite piqûre de rappel »
La réaction finale empêchera les Bretons de douter de leur capacité physique à tenir pendant 80 minutes. Elle ne suffit toutefois pas à qualifier cette première soirée de réussie.
Pour Simon Augry, cette défaite permet surtout au groupe vannetais de mesurer immédiatement la différence entre la Pro D2 et le Top 14.
Le troisième-ligne rappelle que les erreurs se paient beaucoup plus cher dans l’élite.
« C’est une petite piqûre de rappel, ce n’est pas la Pro D2. Quand on perd des ballons ou quand on est indiscipliné, ça se paye cash. »







