
Antoine Dupont et Romain Ntamack devraient retrouver leur association à la charnière du XV de France lors des prochaines rencontres du Championnat des nations. Un duo devenu incontournable dans le rugby français, mais qui n’a finalement que très peu joué ensemble ces dernières années.
Jean-Baptiste Élissalde, qui avait participé à leur lancement sous le maillot tricolore en 2019, revient sur les premières décisions prises autour des deux Toulousains.
Alors que Fabien Galthié doit composer avec de nombreuses blessures dans son groupe, la présence de Dupont et Ntamack constitue l’une des principales certitudes de la préparation des Bleus. Une association dont le potentiel avait été identifié très tôt par le précédent encadrement de l’équipe de France.
« Ils étaient déjà au-dessus du lot »
Interrogé par Rugbyrama, Jean-Baptiste Élissalde explique pourquoi le staff avait rapidement décidé de miser sur les deux jeunes joueurs lors du Tournoi des Six Nations 2019 :
« C’est leur talent rugbystique qui nous a fait nous dire qu’ils avaient un avenir international commun. Tout simplement ! Il fallait être aveugle pour ne pas le voir. Peu importe leur âge, au vu de la conjoncture et du réservoir de l’époque, c’était une évidence. Nous n’avions pas grand-chose à perdre et il fallait préparer la Coupe du monde au Japon avec une équipe renouvelée. Leur talent a fait qu’il était naturel de les aligner ensemble sur le terrain. Ils étaient déjà au-dessus du lot »
Quelques mois plus tard, la question de leur titularisation pour le premier match de la Coupe du monde 2019, contre l’Argentine, avait tout de même suscité des discussions au sein de l’encadrement.
L’ancien entraîneur des trois-quarts du XV de France raconte comment Jacques Brunel avait finalement tranché :
« Il y a eu un petit peu de débats au moment du choix du XV de départ pour le match d’ouverture de la Coupe du monde, contre l’Argentine. Laurent Labit et Fabien Galthié étaient déjà intégrés au projet. Il y a eu une discussion à deux semaines du match, mais cela a été rapidement tranché par Jacques Brunel. L’évidence imposait de passer à autre chose et de lancer ces jeunes joueurs pour préparer la suite. »
« La place leur revenait de droit »
Malgré leur jeunesse, Antoine Dupont et Romain Ntamack n’ont pas tardé à s’imposer dans le groupe tricolore.
Jean-Baptiste Élissalde se souvient notamment de leur adaptation particulièrement rapide aux exigences du niveau international :
« Ils ont pris les clés du camion avec la fougue et la jeunesse qui les caractérisaient, combinées à une pointe de timidité au tout début. Mais ils ont très vite été à l’aise, que ce soit aux entraînements, en match ou dans la vie de groupe. Leur talent sautait aux yeux de leurs partenaires, autant qu’à ceux des entraîneurs. Comme ils avaient toute la légitimité pour jouer, ils n’ont pas eu besoin de forcer leur nature pour s’imposer. La place leur revenait de droit. »
Seulement 79 minutes ensemble depuis le Mondial 2023
Si leur association fait aujourd’hui figure de référence, les deux joueurs du Stade Toulousain ont rarement eu l’occasion de partager le terrain sous le maillot français depuis la dernière Coupe du monde.
Entre les blessures, la participation d’Antoine Dupont aux Jeux olympiques de Paris et la concurrence à l’ouverture, notamment celle de Matthieu Jalibert, les deux hommes n’ont été alignés ensemble qu’à deux reprises depuis le Mondial 2023.
Au total, ils n’ont disputé que 79 minutes ensemble avec les Bleus sur cette période.
Leur probable association lors des rencontres de novembre représenterait donc de véritables retrouvailles pour une charnière qui avait rapidement convaincu le staff tricolore dès ses premiers pas en 2019.







