
L’arrivée annoncée de Thomas Ramos au Racing 92 aurait pu pousser Antoine Gibert à envisager un départ. Mais le demi d’ouverture francilien a finalement choisi de poursuivre son aventure avec son club de toujours.
À 28 ans, celui qui vient de disputer son 200e match professionnel a prolongé son contrat jusqu’en juin 2029, malgré la concurrence que représentera l’international français la saison prochaine.
Présent au Racing depuis l’âge de 14 ans, Antoine Gibert est aujourd’hui le joueur le plus ancien de l’effectif francilien. Formé auparavant à l’ACBB, où il avait débuté le rugby à cinq ans, il n’a jamais quitté les Hauts-de-Seine. Une fidélité qu’il revendique à l’heure où son avenir aurait pu prendre une autre direction.
« La venue de Thomas Ramos est un plus »
L’annonce de l’arrivée de Thomas Ramos au Racing 92 a naturellement poussé Antoine Gibert à s’interroger sur sa situation personnelle.
Alors que son précédent contrat devait prendre fin en juin 2027, le joueur a pris le temps d’étudier ses possibilités avant de discuter avec ses dirigeants.
Interrogé par Le Parisien, il explique comment il a abordé cette période de réflexion :
« C’est toujours le cas quand on arrive en fin de contrat. Je me suis posé avec ma famille, puis avec les dirigeants du club. Je voulais prendre un peu de temps pour voir ce qui était le mieux pour moi. La venue de Thomas Ramos est un plus. Cela signifie que le Racing est ambitieux. »
Le demi d’ouverture a donc décidé de prolonger son engagement de deux saisons supplémentaires, jusqu’en 2029.
Une décision d’autant plus significative qu’il a déjà partagé le vestiaire avec plusieurs ouvreurs internationaux de renom, notamment Dan Carter, Finn Russell et Owen Farrell.
Une polyvalence qui pourrait faciliter la cohabitation
Si Thomas Ramos est attendu pour renforcer les lignes arrière franciliennes, Antoine Gibert dispose d’un avantage important : sa capacité à évoluer aussi bien à l’ouverture qu’à la mêlée.
Le joueur assure d’ailleurs n’avoir aucune préférence entre ces deux postes :
« Depuis tout petit, j’ai joué aux deux postes. Et je n’ai pas de préférence. »
Cette polyvalence pourrait lui permettre de conserver un rôle important dans l’effectif malgré l’arrivée du Toulousain.
Antoine Gibert possède également une première expérience du groupe France. Appelé par Fabien Galthié lors du rassemblement préparatoire au Tournoi des Six Nations 2024, il n’avait toutefois pas été retenu sur une feuille de match.
Une expérience dont il conserve un enseignement important :
« J’y ai vu de plus près l’exigence du très haut niveau »
« Je n’ai jamais quitté les Hauts-de-Seine »
Au-delà de la concurrence sportive, l’attachement d’Antoine Gibert au Racing a pesé dans sa décision.
Le joueur rappelle les liens très forts qu’il entretient avec son club et son département :
« Cela montre mon attachement à ce club et à mon département. Je n’ai jamais quitté les Hauts-de-Seine. J’ai habité Sèvres, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et maintenant Issy-les-Moulineaux. »
Avec cette prolongation, il poursuit une trajectoire qui rappelle celle d’Henry Chavancy, ancien capitaine emblématique du Racing, retraité depuis juin 2025 après plus de 400 rencontres disputées sous les mêmes couleurs.
Antoine Gibert souhaite désormais transmettre aux nouvelles générations l’identité du club francilien :
« Il a toujours été dans la transmission, de l’identité, des valeurs, et c’est ce que je m’attache à faire aujourd’hui. Que ce soit avec les nouveaux venus, étrangers ou non, et les jeunes, c’est essentiel. Je n’ai pas connu d’autres clubs mais je sais qu’ici, même si on arrive avec une certaine idée du Racing, positive ou négative, on se forge un esprit de famille. »
« Moi, je veux gagner un titre avec le Racing »
Malgré une saison précédente conclue par une demi-finale de Top 14, le Racing connaît un début de nouvel exercice délicat.
Les Franciliens doivent notamment composer avec l’absence de stade fixe pour leurs rencontres à domicile.
Mais Antoine Gibert refuse d’en faire une excuse.
Il affiche clairement ses ambitions pour les prochaines saisons :
« On a beau ne pas avoir de domicile fixe, ce n’est pas une excuse. C’est compliqué, c’est vrai, mais nous étions prévenus. Il n’y a pas de raison que l’on ne parvienne pas à retrouver ce qui a fait notre force la saison passée. Moi, je veux gagner un titre avec le Racing. C’est ce qui me manque. »







