
Face à la multiplication des blessures dans le rugby français, la Ligue Nationale de Rugby n’exclut pas de revenir sur une modification récente de son règlement.
Le passage de 12 à 8 changements autorisés par match en Top 14 et en Pro D2 fait désormais l’objet d’une surveillance particulière. Le président de la LNR reconnaît qu’un retour en arrière pourrait être décidé si cette évolution contribue à augmenter le nombre de joueurs blessés.
Cette saison, les compétitions professionnelles françaises se sont alignées sur la réglementation internationale en limitant à huit le nombre de changements possibles durant une rencontre.
Une évolution qui intervient alors que les clubs et le XV de France doivent composer avec une importante accumulation de blessures.
« On n’hésitera pas à s’adapter »
La réduction du nombre de changements soulève une interrogation : cette nouvelle réglementation peut-elle contribuer à augmenter les risques de blessures en obligeant certains joueurs à rester plus longtemps sur le terrain ?
Interrogé sur cette question par Midi Olympique, le président de la LNR reconnaît que le sujet a déjà été examiné :
« On s’est posé la question. Nous avons voulu coller à ce qui se fait à l’international. On va suivre aussi ce sujet. Si on constate une augmentation du nombre de blessures lié à cet abaissement du nombre de changements, on n’hésitera pas à s’adapter. »
La Ligue ne considère donc pas cette nouvelle règle comme définitivement acquise.
Son maintien dépendra notamment des observations réalisées sur les blessures et de l’éventuelle existence d’un lien avec la réduction des changements autorisés.
Un retour à l’ancienne réglementation est possible
Le président de la LNR a également été interrogé directement sur la possibilité de revenir en arrière.
Sa réponse ne laisse aucune ambiguïté sur la position de la Ligue :
« S’il le faut. La priorité numéro un, c’est la santé des joueurs. »
Un retour à un maximum de 12 changements par rencontre pourrait donc être envisagé si les données démontrent que la nouvelle réglementation favorise les blessures.
Pour l’instant, aucune modification n’a été annoncée et aucun lien de causalité n’a été établi entre la règle des huit changements et la multiplication des indisponibilités.
La LNR entend poursuivre son suivi avant de prendre une éventuelle décision.







