Le volet judiciaire de l’affaire Pierre Caillet touche à sa fin. Ce lundi 30 mars, l’ancien manager de l’AS Béziers Hérault (ASBH) comparaît devant le tribunal correctionnel de Béziers.
Poursuivi pour des faits de violences conjugales datant du 3 juillet dernier, Pierre Caillet, 45 ans, ne sera pas seul à la barre. Son ex-compagne, Madame T., est également jugée pour des violences réciproques.
### L’échec de la procédure simplifiée
Les deux protagonistes avaient d’abord été convoqués le 16 février dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure qui permet d’éviter un procès public en acceptant une peine proposée par le procureur. Cette voie n’a finalement pas été retenue.
Le juge a donc décidé de renvoyer l’affaire devant le tribunal pour une audience classique ce lundi 30 mars.
Cette affaire trouve son origine à l’été dernier, ayant conduit à plusieurs gardes à vue croisées. Me Mathieu Montfort, avocat de Pierre Caillet, rappelle que « si Madame T. avait initialement dénoncé des faits de harcèlement et d’usurpation d’identité, le parquet a choisi de ne retenir qu’un seul chef de poursuite pour chacun des deux prévenus : les violences. »
### Deux versions pour une même audience
Cette audience doit permettre d’éclaircir une séparation devenue conflictuelle au point de dégénérer en violences physiques. Pour la défense de Madame T., l’objectif principal est la reconnaissance de son statut de victime.
« Ce que ma cliente veut, c’est qu’on la reconnaisse en tant que victime parce que c’est difficile de déposer plainte puis d’être mise en cause ensuite », insiste son avocate, Me Lisbeth Andreu, dans un entretien accordé à MIDI Libre, évoquant une situation conjugale complexe ayant mal tourné.
De son côté, Pierre Caillet voit dans ce procès une étape cruciale pour son avenir professionnel. Son nom avait été évoqué récemment pour intégrer le staff du FC Grenoble en Pro D2. L’issue de ce procès risque cependant de peser lourdement sur la suite de sa carrière dans le rugby français.
« Chacun pourra donner sa version lors de l’audience », résume la défense. Le tribunal devra désormais trancher sur les responsabilités de chacun dans ce dossier extra-sportif.







