Arrivé en toute discrétion à Bordeaux, Salesi Rayasi s’est rapidement imposé comme l’une des figures incontournables de l’UBB. Doté d’un talent exceptionnel, l’arrière néo-zélandais fascine autant par ses actions imprévisibles que par sa personnalité hors du terrain.
Nicolas Depoortere, trois-quarts centre bordelais, dresse un portrait attachant et drôle de son coéquipier, révélant une anecdote savoureuse à la veille de la finale de Champions Cup face au Leinster. « Parfois, il essaie de parler français… » raconte-t-il, évoquant avec humour les tentatives souvent approximatives du Néo-Zélandais pour s’exprimer dans la langue de Molière, suscitant les éclats de rire dans le vestiaire.
Mais derrière cet aspect jovial, les membres de l’équipe ont très vite perçu un immense talent. « Il est arrivé sur la pointe des pieds, mais il nous a montré qu’il pouvait faire des différences sur le terrain », insiste Depoortere. Depuis plusieurs semaines, Rayasi enchante les supporters bordelais par ses actions spectaculaires qui apportent une dimension imprévisible au jeu offensif de l’UBB. « Il nous a parfois épatés », ajoute le joueur français, soulignant l’impact grandissant de son coéquipier.
Cependant, le chemin vers l’excellence n’a pas toujours été linéaire. Depoortere avoue que « d’autres fois, il a fallu qu’il prenne des ‘tartes’ pour se réveiller », une remarque teintée d’humour mais qui reflète aussi les attentes importantes placées en Rayasi. Au sein du club, on croit fermement que ce dernier possède les qualités pour devenir un élément déterminant lors des grandes échéances.
Ce qui impressionne le plus Nicolas Depoortere reste surtout l’intelligence de jeu du Néo-Zélandais : « Sa compréhension du rugby fait de lui un top player. » Un atout majeur à quelques heures d’affronter le Leinster en finale de la Champions Cup.







