À quelques jours de la demi-finale du Top 14 face au Racing 92, Kalvin Gourgues, jeune trois-quarts centre du Stade Toulousain, a accepté de s’exprimer sur un sujet préoccupant : les commotions cérébrales et la recrudescence des plaquages hauts dans le rugby professionnel.
Saison compliquée pour le Toulousain de 21 ans, souvent victime de chocs à la tête, notamment lors des confrontations contre Clermont et le Racing 92. Il explique à La Dépêche que son gabarit joue un rôle dans cette exposition : « Je ne suis pas très grand par rapport aux autres. Je pense à Kremer qui m’a plaqué très haut, mais il fait une tête de plus que moi. De par ma taille, c’est sûr que j’ai plus de risques de prendre des chocs à la tête. »
Au-delà de son cas personnel, Gourgues observe une tendance inquiétante : « J’ai l’impression que ces derniers temps, les plaquages – que ce soit à tous les niveaux et lors de tous les matchs que je regarde le week-end – sont de plus en plus hauts. » Selon lui, cette évolution est liée aux nouvelles stratégies défensives, visant à empêcher les off-loads : « Je pense que c’est parce qu’on essaie de bloquer les bras de l’adversaire pour éviter qu’il fasse un off-load. Les joueurs sont de plus en plus aptes à pouvoir faire jouer debout, donc il faut qu’on essaie de bloquer ça. »
Pour autant, le joueur insiste sur les risques encourus par tous : « C’est un danger pour tous, plaqueur comme plaqué. » Avec les gabarits imposants des joueurs actuels, « un coup mal placé, ça peut faire très mal. Ça peut laisser de belles séquelles. »
Ces blessures ne sont pas nouvelles pour lui. Gourgues se souvient d’un épisode marquant en catégorie Crabos : « J’ai déjà été commotionné plus jeune en Crabos et je me souviens… Je ne voyais plus rien. J’avais l’impression d’avoir les yeux ouverts, mais je voyais tout noir. »
Malgré ces expériences, le jeune Toulousain ne compte pas changer sa manière de jouer ni craindre davantage les contacts à l’approche des phases finales. Il confesse cependant une certaine exaspération : « C’est un peu chiant, mais ça fait partie du jeu aussi. Il y en a tous les week-ends. »
Alors que le Stade Toulousain s’apprête à affronter le Racing 92 à Marseille dans un match très attendu, l’espoir est que Kalvin Gourgues puisse éviter ce type de choc et briller dans cette rencontre cruciale.







