Le Stade Toulousain aborde sa demi-finale de Top 14 face au Racing 92 avec le statut de favori. Pourtant, à quelques heures du choc au stade Vélodrome de Marseille, de nombreuses questions planent autour des Rouge et Noir.
Après une élimination précoce en Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles, Toulouse a montré une forme variable ces dernières semaines. Si les Toulousains ont impressionné à Castres ou Toulon, leur jeu a été bien plus fragile contre Clermont, La Rochelle ou lors de leur dernier déplacement au Racing 92. Cette irrégularité nourrit les doutes avant la demi-finale.
Ugo Mola, le manager toulousain, refuse de se laisser gagner par l’inquiétude. Il rappelle que son équipe a dominé la phase régulière et obtenu sa qualification directe pour les demi-finales dès les premières journées.
« Je vois bien que l’inquiétude plane autour du club et de nos performances. C’est vrai qu’il y a des moments où on a été moins bons, moins pertinents, comme en Coupe d’Europe. Mais c’est aussi la première année où on se qualifie aussi vite en Top 14, et la première fois qu’on est capable de réussir des performances assez incroyables à l’extérieur quand on nous annonce moribonds, comme à Castres. Moi, j’ai toujours pensé que le doute permettait d’avancer. Donc continuez à douter de nous. »
La direction toulousaine évoque aussi une gestion stratégique de la fin de saison, visant à préparer au mieux les phases finales.
Coup dur à la veille du rendez-vous : Thomas Ramos est forfait. L’arrière international, pilier des succès passés, ne sera pas là, rejoignant sur la liste des absents Juan Cruz Mallia, Anthony Jelonch et Léo Banos. Toulouse devra compenser cette perte majeure. Romain Ntamack et Blair Kinghorn sont pressentis pour relever le défi.
De son côté, le Racing 92 arrive avec une dynamique inverse. Les Franciliens, derniers qualifiés, ont dû passer par les barrages avant d’étonner Pau.
« On ne peut pas être les favoris de cette demi-finale. On a été les derniers à se qualifier, on est passés par les barrages. Mais ce n’est pas un truc qui nous dérange. C’est même plutôt quelque chose qui nous arrange… » confirme l’entraîneur Patrice Collazo.
Celui-ci insiste sur l’importance de rester fidèle au style de jeu : « On sait où on met les pieds et contre qui on joue. Sur ce match-là, il faudra être précis, rester soi-même et ne rien inventer. »
Cette demi-finale oppose deux styles : l’expérience toulousaine contre l’intensité physique francilienne.
« On affrontera une équipe qui tape fort, qui a la volonté de scorer assez vite, en moins de trois temps de jeu. J’ose espérer que mes joueurs auront cet instinct de survie qui les incitera à répondre à cette bande de costauds en jouant leur rugby », anticipe Ugo Mola.
Pour Toulouse, ce sera la septième demi-finale consécutive en Top 14, avec seulement une élimination lors des six précédentes. Le Racing, quant à lui, cherche à revenir en finale, une étape qu’il n’a plus franchie depuis son titre de 2016.
À Marseille, cette opposition entre la maîtrise toulousaine et l’élan du Racing promet un affrontement explosif et indécis.







