Montauban vit une saison de Top 14 cauchemardesque. Enchaînant les défaites, les Montalbanais semblent loin du niveau requis pour se maintenir dans l’élite du rugby français. L’USM est désormais certaine de retrouver la Pro D2 dès l’été prochain.
Interrogé par RMC Sport, l’ancien international français Sébastien Tillous-Borde a évoqué l’écart considérable qui sépare le Top 14 de la Pro D2, pointant du doigt les limites de certains joueurs de Montauban.
« Souvent, tu montes et tu redescends. Pour moi, Vannes va monter en Top 14 et ils auront un budget de 25 millions d’euros. Ils vont se maintenir en Top 14 car ils ont déjà vécu une saison avec ces joueurs, ils ont préparé leur effectif depuis un petit moment pour la montée. Et s’ils remontent cette année, je pense qu’ils se maintiendront la saison prochaine car ils ont tout prévu, ils ont l’expérience d’un an en Top 14, ils sont redescendus. Si au mois de février ils savent qu’ils montent, ils ont cinq mois pour recruter ou peaufiner leur recrutement et aller chercher des joueurs XXL pour se maintenir en Top 14 », explique-t-il.
Le manager souligne également la différence majeure dans le rythme et l’exigence du championnat : « La différence de niveau est énorme entre la Pro D2 et le Top 14. Sur le joueur individuellement mais aussi sur la cadence du championnat. Les 11 premiers matches, derrière tu as une semaine de coupure puis encore 11 matches. Les joueurs ne sont pas habitués à cela en Pro D2. En Pro D2, c’est six semaines, une semaine de repos, cinq semaines, une semaine de repos, quatre semaines, une semaine de repos. C’est une grosse différence par rapport à la vie de famille et par rapport à l’investissement au quotidien. C’est assez incroyable. »
Ce changement d’intensité et de style de vie explique pourquoi certains joueurs ne parviennent pas à faire la transition : « C’est un changement de vie et il y a des joueurs de Pro D2 qui ne sont pas câblés pour jouer en Top 14. Il faut dire la vérité. J’ai des joueurs que j’adore mais ils n’ont pas le niveau pour jouer en Top 14. J’ai un tiers de l’effectif qui est capable de jouer en Top 14, un autre tiers qui n’est pas capable et un dernier tiers qui n’a pas envie d’y jouer car la vie de famille est différente, la vie est plus difficile. »
Face à cette réalité, Montauban devra s’adapter pour rebondir en Pro D2, la saison prochaine promettant d’être une étape cruciale pour le club.







